...

AccueilAccueil  ­PortailPortail  ­FAQFAQ  ­RechercherRechercher  ­S'enregistrerS'enregistrer  ­MembresMembres  ­GroupesGroupes  ­ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 Nouvelle née...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Népenthes



Nombre de messages: 4
Age: 21
Date d'inscription: 03/11/2006

MessageSujet: Nouvelle née...   Sam 4 Nov - 13:15

Une fissure scinda les roches. Une légère fumée blanche en jaillit. Elle était infime et un œil mortel ne pouvait l’apercevoir. Les plantes qui l’encerclaient se trouvèrent bientôt envahie d’un obscur poison et doucement elles se fanèrent. L’émanation pâle se condensa bientôt sur elle-même pour se former en une sphère lumineuse et iridescente. Des volutes de fumées s’en échappaient… Une spirale grandissait devenant tour à tour une figure humaine. La encore il n’y avait qu’une brume environnante, mais déjà la métamorphose opérait.

Une chair lactescente et hyaline remplaça bientôt la fumée et des doigts devinrent visibles. Tendrement, le corps se sculpta de manière à devenir d’une sensualité féminine… Cette chose recroquevillée sur le sol devenait merveille. Les courbes délicates et arrondies se formèrent… Il y eut d’abord un crâne, chauve et fragile, aussi doux que celui d’un nouveau né. Il y avait cette peau tendre et nouvelle, sans ride aucune et sans souillure. Des sourcils fins et bruns s’esquissèrent au dessus des prunelles dont les paupières restaient obstinément closes. Une longue toison brune apparue, encadrant des épaules sublimes et un cou de cygne. Les bras croisés sur des seins naissant et les jambes repliées en une position fœtus, elle était parfaite. Ses lèvres au départ presque gercées prirent une teinte purpurine et s’arrondirent sensuellement. Enfin un fin tissu de soie aussi léger et transparent qu’un linceul vint habiller cette chair nouvelle…

Alors les longs cils bougèrent doucement. La créature se redressa et posa ses pieds nus et récents sur le sol dur et caillouteux. Mais si les pierres écorchèrent sa peau, elle n’en ressentit pas la douleur. Elle ouvrit les yeux. Une lumière aveuglante sembla l’éblouir, puisqu’elle battit des cils plusieurs fois. Elle amena sa main à ses joues et se toucha. Elle palpa sa chair neuve et aima à sentir le contact d’un corps sous ses doigts… Si elle aimait ? Alors, la lumière qui lui avait causé cette cécité étrange devint moindre. Il ne s’agissait que de la somptueuse nitescence de la lune. Dans la nuit noire, elle distingua le lieu où elle se trouvait. Des chaumières… De la vie…

Elle sentit ses lèvres s’étirer pour faire naître un sourire… Par qui allait elle commencer ?

_________________
"... Par pitié du moins pour le trouble mortel où vous m'avez plongé, n'en éloignez pas le moment"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L u c i f e r
Démon


Masculin Nombre de messages: 14
Age: 26
Race: Ange déchu
Date d'inscription: 25/09/2006

MessageSujet: Re: Nouvelle née...   Sam 4 Nov - 23:03



Un petit garçon de huit ans s'avançait dans la brume de la nuit tenant une bougie entre ses mains potelées d'enfant. Il était richement habillé, vêtements de famille de nobles, rouges avec des broderies de fils d'or.
Il marchait là, dans cette rue déserte et parcourue d'un vent glaciale. Les chiens errant et autre chats de gouttières, détalaient comme s'ils sentaient une menace pesante en ce jeune enfant. Pourtant son apparence resplendissait la bonté et l'innocence. On aurai dit un enfant d'un dieu qui viendrait libérer le monde de ses tourments infernales.

Le jeune Yavin, car se fut son nom qui ressemble étrangement à celui du saint père, Yaveh, ce jeune enfant donc avait parcourut de nombreuses rues dont les pavés mouillés faisaient entendre un échos de petit pas qui se rapprochait d'une maison pas encore visible du jeune garçon. Les rues étaient mal éclairées et la lanterne qu'il tenait fermement dans ses petites mains, était la seule lumière de ce dédale de chemin qui saigne la ville. Cette lumière projetait sur les murs, des ombres effrayantes.

Il n'avait croisé aucun passant pour le moment, mais après un virage sur la gauche, une vieille femme ressemblant à ces sorcières de contes de fées, l'aborda de sa voix de crécelles.

"Que fais-tu là mon enfant ? Sais-tu qu'il est dangereux de traîner par ici très tard ??"

La vieille était habillée de haillons poussiéreux et puants. Elle semblait examinée les détritus et avait lâché son morceau de poisson pourrit à l'arrivée du garçonnet, comme s'il était plus intéressant que la pitence qu'elle avait trouvé parmi d'autre ordures comme des langes de chérubins.

Elle se leva et se rapprocha en boitillant du jeune Yavin qui s'était arrêté et la regardait avec effroi. Il tenait toujours religieusement le globe de verre lumineux dans ses mains. La bouche ouverte, et les yeux grands ouvert, terrorisé, le garçon se retourna et continua son chemin en pressant le pas. Pendant sa course il jetait de temps en temps un yeux derrière lui pour voir si la vieille femme le suivait toujours mais après quelques pâtés de maison, il s'arrêta ne la voyant plus. Quand il se tourna pour poursuivre son chemin normalement, la vieille femme lui agrippa le bras. La boule de verre tomba sur le sol, mais avant quelle ne le heurte, elle s'arrêta net, suspendue à deux centimètres du sol.

"Ne me touchez pas ! Si... Sinon..."

La vielle femme n'avait pas aperçut que le globe n'avait pas touché terre et en montrant toutes ses dents pourrit et son haleine pestilentiel, elle sourit étrangement.

"Sinon quoi ? Tu vas appeler ta maman ?? Laisses moi rire... mais??? qu'est-ce... AAAAAAAARRRRRRRRRGGGG..."

Le jeune garçon ferma les yeux comme s'il savait ce qui allait se produire. La haine et la colère s'empara de lui et la vieille lâcha son bras, portant ses mains sur sa gorge ridée et sale. Dans un tourbillon de flamme elle disparue dans les abysses infernal.
Yavin se dépoussiéra victorieux et en relevant la tête, ses yeux luisirent d'une lumière effrayante et menaçante puis revinrent à la normal. En ramassant la lanterne de cristal, il ne put s'empêcher de commenter ce qui venait de se passer avec un sourire qui ne présageait rien de bon.

"Je t'avais dit de me lâcher."

Il se releva et son allure redevint celui du jeune garçon rayonnant.
Étrangement dans les maisons voisines, où les témoins de la scène, horrifiés, sont pris soudain d'un mal inconnue. En trois secondes, ils vieillirent tous prématurément jusqu'à disparaître en poussière. Cinq cris déchirèrent le silence de la nuit. L'enfant n'en était pas moins coupable.
Une lumière jaillit non loin de là, dans une chaumière juste en face du jeune garçon.

*Cette vieille folle m'a mis en retard...*

Yavin se remit en route d'un pas plus rapide en gardant précieusement la bougie entre ses mains et s'avança jusqu'à une porte. Il entra sans frapper et pénétra dans la demeure jusqu'à atteindre une jolie femme en blanc. Il s'arrêta et sans dire mot lui tendit le globe de cristal où la bougie brûlait depuis des heures sans se consumer...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Népenthes



Nombre de messages: 4
Age: 21
Date d'inscription: 03/11/2006

MessageSujet: Re: Nouvelle née...   Dim 5 Nov - 16:39

Elle entra dans la chaumière. La Dame était encore jeune sur cette terre et pourtant la sénescence de son existence dépassait l’entendement. Depuis toujours elle existait. Son être hyalin et lumineux s’engouffra par une porte. Les humains ne pouvaient clore leur porte face à elle. Car la misère d’un être et sa fragilité étaient la clef de toutes les portes qu’elle ouvrait.

Il n’y avait qu’une pièce pour huit personnes. La cuisine, la salle à manger et la chambre étaient confondues. Sur un lit qui semblait le plus confortable dormait un couple. L’homme était maigre et les os ressortaient cruellement sous sa peau. La femme était plus ronde portant un quinzième enfant. Elle priait le ciel pour que celui-ci ne soit pas mort né comme beaucoup d’autres.
Quatre enfants dormaient serrés les uns contre les autres sur un lit de paille recouvert d’une bâche en vieille laine. Le cinquième était encore au berceau, une forme embryonnaire posée à côté d’une cheminée où flamboyaient des flammes hautes.

L’être féminin s’approcha doucement de cet enfant. Un petit point serré contre sa joue et un parfum, effluve quasi inexistant mais oh combien doux à l’odeur de cette petite peau rose et couverte d’une fragrance de lait. Tendrement, elle approcha ses mains pâles de cet être endormi et le prit contre son sein. Il ne se réveilla pas, mais fronça délicatement son petit nez, comme pour apprécier l’arôme de cette femme. Alors, elle posa ses lèvres sur la bouche de l’enfant et souffla, tandis qu’il entrouvrait ses lèvres. Il s’agita un instant, prit d’étranges convulsions, puis se figea. Elle reposa le cadavre dans son berceau.

Toujours avec autant de douceur, elle vint jusqu’au lit des enfants. Deux d’entre eux étaient atteint de fièvre. Elle reconnaissait le début de la peste. Elle les embrassa eux aussi, telle l’araignée du soir qui d’un long baiser enivre les espoirs.

Puis vint le couple et la femme enceinte. Elle riva ses lèvres à celles de l’époux et le regarda avec une sorte de curiosité innocente. Enfin, elle passa sa main sur le ventre de la femme. L’enfant allait naître mort. Elle ressortit aussi doucement qu’elle était entrée.

Puis elle se trouva face à un enfant. Curieuse, elle le contempla. Il lui tendait une bougie. Il était le plus bel enfant qu’elle n’ait jamais vu. Pourtant elle restait indifférente à sa beauté. Il n’en avait pas pour elle. Il était bien trop vivant. Elle n’éprouvait de désir qu’envers ceux qui se trouvaient au seuil de la mort et il en restait tant…

Elle fut pourtant attirée par lui. Il était des leurs. Puissant. Elle ne pouvait lui donner de nom. Elle venait à peine de naître. Elle ne savait même pas parler. Sa peau était recouverte d’un tissu merveilleusement fin et d’une longueur démesurée. Elle rabattit doucement un pan de l’étoffe sur son crâne et s’enveloppa dedans comme s’il eut s’agit d’un linceul. Ainsi drapée, elle approcha ses mains de la bougie entourant le globe de cristal, où la flamme brûlait, comme pour se réchauffer.

Ce qu’il y avait d’inconvenant chez cette femme, c’est qu’elle apprenait à une vitesse désarmante. Toutes les connaissances s’imprégnaient en elle d’une manière fantastique. Lorsqu’il parlerait, elle aurait appris le langage des hommes. Elle saurait alors donner son nom. Elle était une dame blanche dans un monde noir, mais elle offrait aux hommes le désespoir…

Elle se saisit de la bougie, sous le regard intéressé de l’enfant et approchant doucement ses lèvres de l’ouverture, elle souffla sur la flamme. Celle-ci grandit et se propagea sur la maison. D’autres morts… Encore…

_________________
"... Par pitié du moins pour le trouble mortel où vous m'avez plongé, n'en éloignez pas le moment"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L u c i f e r
Démon


Masculin Nombre de messages: 14
Age: 26
Race: Ange déchu
Date d'inscription: 25/09/2006

MessageSujet: Re: Nouvelle née...   Dim 5 Nov - 22:25


Elle était là, grande, magnifique créature, l'un des quatre. Yavin savait ce qu'elle était. Mise à part que c'était une partie de Satan, elle représentait la Mort. Elle suivait les trois autres, mais elle était là comme l'annoncement d'un temps nouveau, elle était le signal qu'il allait venir. Lui l'Unique viendrait sur Terre pour commander ses armées.
La Grande Lutte allait commencer, bien que depuis l'aube des temps la bataille entre les deux camps faisait rage, elle allait prendre un tournant décisif.

Yavin sentait des âmes tournoyer dans les environs et savait que Népenthes avait déjà commencé à récolté des âmes. Il iraient sûrement être tourmenté en Enfer.

L'enfant tendait sa bougie et la femme s'en empara, encapuchonnée dans son étoffe. Elle souffla la bougie mais au lieu de s'éteindre, elle se raviva et la maison commençait à pendre feu. Les poutres craquaient sous la puissance des flammes, et d'une maison en flamme en vint les autres voisines. Le Feu Dévastateur des Enfers.

L'enfant tendit la main à la Mort pour sortir. La maison était en flamme mais ni l'un ni l'autre ne le craignait. Comment deux créatures des enfers pouvaient craindre les flammes de leur demeure ?

Une fois dehors, une pluie fine se mit à tomber, comme si Dieu voulait s'occuper de l'incendie. Mais comment éteindre un feu éternel ? Pas avec une pluie normal.
Mais les gouttes de pluie n'en ressemblaient pas. Elles étaient semblable à des larmes d'un dieu pleurant ses fils qui se consument dans les flammes ardentes des Enfers.
Bien qu'il n'y avait qu'un pâté de maison qui prenait feu, les flammes semblaient lécher les cieux d'un air menaçant et provocateur. Mais avec l'arrivée de cette pluie divine, les flammes diminuèrent mais ne s'éteignirent pas.

Yavin contemplait le spectacle avec un sourire ravi, tenant fermement la main de la femme et de son autre main, la Flamme de l'Enfer. Mais son sourire s'effaça quand les flammes se rabaissèrent à une quinzaine de mètres de haut.

"Il gâche toujours tout!" dit-il en regardant le ciel l'air déçue mais quand il les rabaissa, il souriait, les flammes se reflétaient dans ses yeux d'enfant.

Avec cette divine pluie rien à voir avec les flammes d'une cinquantaine de mètres. Mais le spectacle n'en était pas moins d'une grande beauté. Les familles immolées crièrent d'agonie.
Yavin tourna la tête vers Népenthes tout en gardant sa main dans la sienne et lui assigna un large sourire.

"Désires-tu quelque chose avant que je parte ? Je m'appelle Yavin."

Yavin parlait avec une voix d'enfant, douce et mélodieuse. Il paraissait calme en regardant tour à tour la belle Népenthes et l'incendie. Le feu ne se propageait plus mais les flammes consumaient toujours les maisons.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Népenthes



Nombre de messages: 4
Age: 21
Date d'inscription: 03/11/2006

MessageSujet: Re: Nouvelle née...   Mer 8 Nov - 19:38

La pluie se mit à tomber. L’eau imprégnait le tissu blanc et la transparence laissait dessiner des courbes fines et délicates. Elle était à présent un être de chair et si son âme ne ressentait rien, en revanche son enveloppe charnelle commença à prendre froid. Elle frissonnait et c’était désagréable.

Elle sentit une petite main glisser dans la sienne tandis que son regard se perdait dans la lumineuse contemplation des flammes dévorant les maisons. La nouvelle née sentit ses prunelles plisser, tandis que l’enfant disait d’une voix atone que Dieu le Père gâchait toujours les plus invraisemblables divertissements.

Elle comprit que dans ses souvenirs les plus ludiques et les moins disparus qu’elle n’avait jamais aimé ce Dieu. Il ne lui permettait pas de tuer lorsqu’elle le désirait. Tendrement, plus femme qu’enfant, elle se saisit du petit garçon et posa ses lèvres sur son front. Elle était déçue que rien ne puisse arrêter ce Dieu salvateur.

-Je ne veux rien, si ce n’est la révélation de ton être.

Népenthes, car elle connaissait à présent le nom qu’elle voulait avoir, tendit le globe de verre contenant la flamme à l’enfant.

-Tu l’offriras à la personne qui en sera digne.

Ils perçurent des hurlements. Enfin, certains humains s’étaient éveillés… Pour se rendormir à jamais. Elle ne savait pas si l'enfant allait lui répondre, mais à dire vrai, l’errance était devenue telle pour elle que Népenthes pouvait traverser des siècles sans jamais converser, sans jamais voir autre chose que des morts. Quand bien même elle était venue, obscure métamorphose d’effluve d’esprit à être de chair, elle ne savait pas réellement qu’attendre de cette si soudaine transformation.

Tout cela était prévu…

Certes, de même que l’éclipse ou l’incendie… De même que son retour… Tout simplement…
Elle était là, observant le ciel, comme si ce fut la première fois dans toute son existence. Puis elle toucha son corps de sa main libre.

-Je suis une femme ?

Elle n’avait pas besoin d’avoir de réponse, car elle la connaissait déjà.

-Dis moi… Est-ce pour outrager Dieu que je suis devenue un être inférieur dont la chair est un crime?

Un homme sortit d’une des maisonnettes en hurlant. Son corps entier était léché par de terribles flammes et l’on sentait tandis qu’il se contorsionnait que la douleur était incommensurable. Elle lâcha la main de l’enfant et s’approcha de lui. Il continuait de sauter sur lui-même et il s’effondra sur le sol en criant, pris de spasmes violant, la chair fondant lentement… Elle parvint à approcher ses lèvres de celle de l’homme, sans se brûler et déposa un baiser.

Il trouva la mort…

Elle se retira pour s’approcher de nouveau de l’enfant. Pour elle, il n’y avait aucune jouissance dans la souffrance, seulement dans le trépas. En cela, elle était différente des autres démons et créatures méphitiques…

*Pour toi…*

_________________
"... Par pitié du moins pour le trouble mortel où vous m'avez plongé, n'en éloignez pas le moment"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L u c i f e r
Démon


Masculin Nombre de messages: 14
Age: 26
Race: Ange déchu
Date d'inscription: 25/09/2006

MessageSujet: Re: Nouvelle née...   Jeu 9 Nov - 23:15



Yavin contemplait ce magnifique incendie comme un enfant regardant un spectacle de magie. Ses yeux ébahis, sa fine bouche à moitié ouverte et ses joues rosies, il semblait lire un message dans ses flammes ardentes. Quand Népenthes lui dit qu’elle voulait le voir sous son vrai jour, Yavin la regarda avec un sourire d’ange, et dans un élan enthousiaste, il sauta sur ses pieds, content de le faire.

Yavin grandit en un éclair. Ses cheveux poussèrent et deviennent blancs aux reflets argent, non pas à cause de l’age, mais parce que c’est la couleur de la pureté. Ses yeux changèrent également en deux magnifiques yeux où les esprits qui les contemplent, se perdent. Les habits d’enfant riche avaient disparu pour laisser place à un morceau de tissu blanc qui couvrait les hanches de l’homme jusqu’aux chevilles en laissant apercevoir une jambe musclée mais fine. Sa musculature était parfaite et son corps était dépourvut de toutes pilosité. L’homme se recroquevilla et se tendit subitement dans un effort inné et de son dos, jaillirent six magnifiques ailes d’ange d’un blanc immaculé et des traînées de lave provenant de l’enfer tourbillonnèrent quelques secondes puis s’éteignirent. L’ange en face de la « Mort » avait un physique parfait et de toute beauté, et émettait halo de lumière pure autour de lui, il rayonnait.

« Voila ma douce. Vois mon véritable visage et mon véritable nom te sera connu. »

Tout en parlant de sa douce voix, ses ailes commençaient à battre sans qu’il ne s’élève. Un vent soufflait doucement en direction de l’incendie. Une brise pour raviver les braises d’une cheminée.

« Il ne faudrait pas qu’un humain… »

Lucifer arrêta de battre des ailes et la métamorphose inverse se produisit, en plus rapide.

« …me voit. » finit-il sa phrase avec sa douce voix d’enfant.

Yavin reprit le globe que népenthes lui tendait et la bougie disparue comme par enchantement.

« Oui je lui remettrais. »

Il répondit sachant très bien de qui il s’agissait. Le petit garçon de huit ans reprit de sa main potelée, la main de la femme dont la peau était douce.
Quand elle s’aperçut qu’elle était féminine, Népenthes fut surprise. Yavin se mit à rire, un rire d’enfant, pas un de ces rires moqueurs ou mesquins, un rire d’enfant qui rie pour une plaisanterie d’un de ses camarades d’école.

« Hihihi… T’as mis le temps à le voir. »

Il s’arrêta de rire et lui sourit à pleines dents. Qu’il pouvait être mignon cet enfant !

« Tu es là pour ne faire plus qu’un… Mais je ne t'en dis pas plus… Tu le découvriras par toi-même le pourquoi… »

Elle lâcha la main de l’enfant pour offrir une douce mort à l’homme qui agonisait devant eux et revint. Yavin entendu distinctement le « Pour toi » de la femme et souriait.
Mais quelques minutes plus tard des villageois s’approchèrent des maisons en flamme avec des sauts d’eau et formèrent une chaîne jusqu’au puit à une dizaine de mètres de Népenthes et de Yavin.

« Tu vois, c’est face à la mort, et aux épreuves difficiles que l’homme peut être apprécié. C’est dans ces moments qu’il montre un esprit noble, un courage exemplaire et une force de vie incommensurable. C’est à ce moment qu’il devient parfait. Mais demain, il fera quelque chose qui l’éloignera de la perfection… »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

Nouvelle née...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
... :: Le Bourg de Wylem :: Habitations-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet